ADJOUZA & BACAR

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— Son image avait attiré mon attention trois ans auparavant dans un aéroport. Elle m’avait donné un coup de foudre ! Je pensais à elle. Je recherchais son ombre. Je recherchais cette image que j’avais vue. Je ne savais pas comment faire, et à l’aide de mon cousin, je l’ai enfin retrouvée. Maintenant, comme on dit aux Comores, nous nous aimons comme les premiers anges sur terre !

— On est né pour retrouver sa moitié, si on a deux yeux, deux oreilles, deux bras, deux jambes, c’est bien qu’on est fait pour vivre à deux !

— Dans nos mariages, c’est la famille de la fille qui paye la nourriture, la famille du garçon tout le reste. On donne des billets en cadeau. C’est notre tradition…

— Il y a des Comoriens qui économisent toute leur vie pour se payer un grand mariage. Il faut faire manger les invités matin, midi et soir pendant neuf jours, payer l’orchestre, les chanteurs…

— Les Comores c’est bien. Mais à Paris, tu peux être au Japon sans aller au Japon, te retrouver au Sénégal sans aller au Sénégal…

© Gérard Uféras