ANNA & BENJAMIN

11_12.jpg

— Le premier bisou ? C’était au bal de l’Elysée Montmartre, on va y danser une fois par mois, avec nos copains…

— Quand il a essayé de m’embrasser, je me suis évanouie… C’était la première fois que cela m’arrivait de ma vie. Je suis tombée par terre ! Quand je me suis réveillée, les gens me demandaient ce qui se passait.

— Ils pensaient que je l’avais droguée !

— L’émotion était très forte. Très, très forte.

— Et on a vécu ensemble très vite.

— On se complète. Il y a quelque chose d’évident.

— On a pensé au mariage très vite aussi !

— Pour moi, c’était important.

— On peut être heureux sans se marier, mais je me suis dit : « J’ai trouvé la femme de ma vie, pourquoi je ne me marierais pas ? »

— Moi, je voulais une relation éternelle.

— Le choix de la bague de fiançailles a été difficile. Je me suis retrouvé souvent chez le bijoutier. Quand je me suis décidé, je l’ai acheté, je suis rentré à la maison, j’ai bu de la vodka, j’ai mis de la musique de Liszt et j’ai fait ma demande.

— J’ai ouvert la boîte, j’étais complètement heureuse. Il a dit : « Je veux que tu sois ma femme ! » J’ai dit « Oui, oui, oui… » On a pleuré tous les deux. Je suis Anglaise, mais je me sens chez moi ici. J’adore Paris ! C’est une bonne ville. Ce n’est pas comme Londres où tout le monde court tout le temps pour arriver à l’heure. Et puis, il y a la nourriture ! 

— Nous sommes très proches mais nos cultures sont différentes. Vivre avec une étrangère, c’est très enrichissant. Depuis que nous sommes mariés, on sent qu’on commence une autre vie en même temps que nous continuons la précédente.

— C’est comme si on s’était toujours connu. 

© Gérard Uféras